Une silhouette familière s’apprête à quitter le paysage quotidien des événements gardois. Après plus de quatre décennies passées au service de la Ville de Nîmes, Dominique Marck, affectueusement surnommé « Domi », range définitivement ses boîtiers et ses objectifs. À 65 ans, celui qui a immortalisé les métamorphoses de la cité et les émotions de ses habitants fait valoir ses droits à la retraite, laissant derrière lui une archive visuelle colossale de l’histoire locale.
Reconnaissable entre tous avec son appareil en bandoulière et ses épaisses bagues têtes de mort ornant chaque doigt, Dominique Marck n’était pas seulement un agent municipal ; il était devenu, au fil des ans, un témoin privilégié de l’identité nîmoise. Depuis 2008, il officiait pour le magazine Vivre Nîmes et l’ensemble des supports de communication de la collectivité, couvrant chaque manifestation avec une régularité et un dévouement qui forçaient le respect de ses pairs et des élus.
Ce qu’il faut savoir
- Carrière : 40 ans de service au sein de la Ville de Nîmes.
- Parcours : Entré en 1985 comme électronicien, il a rejoint la communication en 2008.
- Spécialité : Photographe officiel pour le magazine Vivre Nîmes.
- Signe distinctif : Ses nombreuses bagues têtes de mort et son style rock.
- Âge : 65 ans au moment de son départ en retraite.
De la maintenance des feux tricolores aux portraits de Nîmois
Rien ne prédestinait pourtant ce technicien de formation à devenir le photographe officiel de la Ville de Nîmes. Son aventure municipale débute en 1985, non pas derrière un viseur, mais au service signalisation. En tant qu’électronicien, sa mission consistait alors à veiller au bon fonctionnement des feux de circulation. Une étape de sa vie qu’il évoque avec humour, rappelant que son premier métier consistait littéralement à faire en sorte que les citoyens s’arrêtent ou redémarrent au bon moment.
Après une décennie passée au chevet des carrefours nîmois, il s’oriente vers le service téléphonie, intervenant notamment dans les écoles à une époque où la téléphonie mobile n’en était qu’à ses balbutiements. Ce parcours de « bricoleur invétéré », comme il se définit lui-même, a forgé sa capacité d’adaptation et son sens du contact humain, des qualités qui s’avéreront essentielles pour la suite de sa carrière.

Vingt ans à figer l’histoire contemporaine de la cité gardoise
Le véritable tournant s’opère en 2008 lorsqu’il intègre la direction de la communication. Photographe autodidacte, Dominique Marck a appris les subtilités de la lumière et du cadrage sur le terrain. Sa passion pour la technique s’est rapidement muée en un besoin de témoigner. Des ferias aux conseils municipaux, des chantiers de rénovation urbaine aux moments de liesse populaire, il a couvert la quasi-totalité des événements de la ville pendant près de vingt ans.
Au-delà de la simple captation d’images, Domi a su créer un lien unique avec ses sujets. Sa silhouette atypique et son caractère enjoué ont facilité les rencontres, lui permettant de saisir des instants de vie authentiques. Pour lui, la photographie n’était pas qu’une question de pixels ou d’exposition, mais avant tout une aventure humaine. Ce sont ces centaines de rencontres fortuites ou organisées qui ont donné, selon ses propres mots, un sens profond à son travail quotidien.
Le départ de Dominique Marck marque la fin d’une époque pour la communication municipale. S’il reconnaît un certain pincement au cœur à l’idée de ne plus être au cœur de l’action, il laisse une empreinte indélébile dans l’iconographie de Nîmes. Les milliers de clichés accumulés durant sa carrière resteront comme le témoignage visuel d’une ville en constante évolution, captée par le regard bienveillant d’un homme qui aimait autant sa ville que ceux qui la font vivre.
Source: Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
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