2026-08-27
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Façade moderne aux tons cuivrés d'un complexe sportif entouré de verdure au coucher du soleil.

Lille : un nouveau poumon vert et un complexe sportif passif à Saint-Sauveur

23 hectares de friche ferroviaire en plein cœur de la métropole s’apprêtent à changer radicalement le quotidien des Lillois. Le projet de la ZAC Saint-Sauveur entre dans sa phase finale de réalisation avec la construction d’un complexe sportif de nouvelle génération et l’aménagement d’un parc paysager de 4,8 hectares. Ce chantier d’envergure, s’inscrivant dans une dynamique sportive locale, vise à transformer une zone historiquement bétonnée et polluée en un espace de respiration majeur pour les quartiers environnants.

Ce qu’il faut savoir

  • Un complexe sportif de 2 000 m² réparti sur trois niveaux.
  • Un parc de 4,8 hectares avec des zones de biodiversité protégées.
  • Une conception passive visant une consommation de chauffage inférieure à 15 kWh/m2/an.
  • Une ouverture au public programmée pour l’été 2026.

Trois niveaux dédiés au sport rue Camille Guérin

Le nouveau complexe sportif, dont les fondations ont été posées en février 2024, se distingue par une organisation verticale optimisée. Sur plus de 2 000 m², le bâtiment accueillera une mixité d’usages inédite dans le secteur. Le rez-de-chaussée abritera une vaste salle multisports accessible à tous, idéale pour la pratique du judo, du basket, du volley ou du badminton.

Le premier étage sera consacré aux arts martiaux avec deux dojos modernes, tandis que le second niveau offrira une salle supplémentaire dédiée aux sports collectifs. Cette structure a été pensée pour répondre simultanément aux besoins des clubs locaux, des associations et des groupes scolaires de Lille-Centre, Moulins et Wazemmes.

Lille : un nouveau poumon vert et un complexe sportif passif à Saint-Sauveur

Un bâtiment à haute performance énergétique signé Bureau Face B

L’innovation ne se limite pas à l’usage des locaux. Conçu par l’architecte lillois Bureau Face B, l’équipement s’impose comme l’un des premiers complexes sportifs de France à atteindre des niveaux de performance passive. Les chiffres témoignent d’une rupture avec les standards de construction traditionnels : les besoins en chauffage seront limités à 15 kWh/m2/an, et la consommation globale d’énergie primaire ne dépassera pas les 120 kWh/m2/an.

Phase du projet Calendrier prévisionnel
Début du chantier (Gymnase) Février 2024
Dépollution et réseaux 2024 – 2025
Fin des travaux (Gymnase) Mai 2026
Ouverture du Parc Saint-Sauveur Été 2026

4,8 hectares de nature pour briser la coupure urbaine

Parallèlement au gymnase, le Parc Saint-Sauveur est en passe de devenir le nouveau refuge de biodiversité de la ville. Sur 4,8 hectares, cet espace proposera des plaines de détente, des aires de jeux et des cheminements piétons. Après une phase complexe de débroussaillage et de dépollution des sols, les équipes s’attellent désormais à la création du relief ludique et à la plantation massive d’arbres et de végétaux.

Lille : un nouveau poumon vert et un complexe sportif passif à Saint-Sauveur

Ce parc a une mission sociale forte : mettre fin à la « coupure urbaine » qui isolait les quartiers de Fives et de Moulins du centre-ville depuis la fermeture de la gare de marchandises. Le projet prévoit également la réinstallation symbolique de rails pour rappeler l’identité ferroviaire du site, intégrés au milieu de nouveaux espaces de promenade éclairés et sécurisés.

De la gare de marchandises à la dépollution des sols

L’histoire du site de Saint-Sauveur remonte à 1865. Pendant plus d’un siècle, cette plateforme logistique a centralisé le charbon, le bétail et les céréales nécessaires à l’essor industriel de Lille. Lors de son transfert définitif à Dourges en 2003, la gare a laissé derrière elle un sol imperméabilisé à 75 % et marqué par une pollution aux hydrocarbures et aux métaux lourds.

Lille : un nouveau poumon vert et un complexe sportif passif à Saint-Sauveur

La transformation actuelle nécessite un travail de terrassement précis pour permettre au sol de respirer à nouveau et de favoriser l’infiltration des eaux de pluie. Ce processus de régénération urbaine est la condition sine qua non pour que la biodiversité puisse s’installer durablement sur cette ancienne friche de béton et de métal.

Source: Ville de Lille

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