2026-05-26
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Un homme en costume bleu parle au micro devant un public attentif en intérieur.

Saint-Étienne redécouvre ses résistants venus d’ailleurs

Le hall de l’Hôtel-de-Ville de Saint-Étienne accueille une immersion historique nécessaire. Jusqu’au 9 mai, l’exposition « Ces résistants oubliés » met en lumière les visages de celles et ceux qui, venus de l’étranger ou des anciennes colonies, ont pris les armes pour libérer le territoire français du joug nazi.

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* Thématique : Hommage aux combattants étrangers et coloniaux de la Résistance.
* Portée : Focus sur le groupe Manouchian et les FTP-MOI.
* Organisation : Projet porté par l’association stéphanoise Le Grain.
* Reconnaissance : Exposition labellisée « 80è anniversaire de la Libération ».

Un engagement international au cœur du Forez

À la veille du conflit mondial, la France comptait plus de deux millions d’étrangers. Antifascistes allemands, républicains espagnols fuyant le franquisme ou opposants à Mussolini, ils furent nombreux à rejoindre les maquis dès 1940. À Saint-Étienne, ce récit s’enrichit des parcours de tirailleurs maghrébins et africains, acteurs majeurs des campagnes militaires de la Libération.

Saint-Étienne redécouvre ses résistants venus d'ailleurs

L’exposition présente des portraits de figures nées en Algérie, au Maroc, en Azerbaïdjan ou en Guinée française. Des noms comme Malika, Mohamed, Salah ou Jacqueline sortent de l’anonymat pour illustrer l’universalité des valeurs républicaines portées par ces engagés volontaires.

De l’Affiche rouge au Panthéon

Le parcours mémoriel consacre une section importante à l’histoire de « l’Affiche rouge ». En 1944, cette propagande nazie tentait de discréditer la Résistance en la qualifiant d’« armée du crime ». Elle visait particulièrement les 23 membres du groupe Manouchian, fusillés au Mont-Valérien.

Saint-Étienne redécouvre ses résistants venus d'ailleurs

Cette mémoire, longtemps restée dans l’ombre du récit national, a trouvé une résonance particulière avec l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian en 2024. L’exposition stéphanoise prolonge ce travail de transmission, porté par Brahim Zennaf et Kamel Mouellef, co-auteur de la bande dessinée éponyme.

Informations pratiques et accès

L’événement s’inscrit dans une démarche de réflexion citoyenne sur la notion d’engagement. Le maire, Régis Juanico, a souligné lors de l’inauguration l’importance de se confronter à ces trajectoires de vie pour interroger nos propres convictions contemporaines.

Saint-Étienne redécouvre ses résistants venus d'ailleurs
Jour Horaires d’ouverture
Lundi, Mercredi, Jeudi 08h45 – 17h00
Mardi 08h45 – 18h00
Vendredi 08h45 – 16h30

L’accès à l’exposition est libre durant les heures d’ouverture des services municipaux de Saint-Étienne.

Foire Aux Questions

Pourquoi Saint-Étienne met-elle en avant les résistants étrangers aujourd’hui ?

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du 80ème anniversaire de la Libération et suit l’élan national impulsé par l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian. L’objectif est de combler un « angle mort » de l’histoire locale en montrant que la libération du Forez n’a pas été uniquement le fait de locaux, mais aussi de tirailleurs africains, de républicains espagnols et de militants de la MOI (Main-d’œuvre immigrée) dont les noms étaient restés dans l’anonymat.

Comment visiter l’exposition « Ces résistants oubliés » et que peut-on y voir ?

L’exposition est accessible gratuitement dans le hall de l’Hôtel-de-Ville de Saint-Étienne jusqu’au 9 mai. Vous y découvrirez un parcours pédagogique composé de portraits individuels (comme ceux de Malika ou Mohamed) et de documents d’archives. Pour une expérience complète, il est conseillé de consulter en parallèle la bande dessinée de Kamel Mouellef, qui a servi de base documentaire au projet porté par l’association Le Grain.

Quel est l’impact de ce travail mémoriel pour les habitants de la région stéphanoise ?

Pour les Stéphanois, cette redécouverte renforce la cohésion sociale en valorisant l’héritage des familles issues de l’immigration. Elle permet de reconnecter l’histoire industrielle de la ville — terre d’accueil pour de nombreux ouvriers étrangers devenus résistants — avec les valeurs de la République. C’est un outil pédagogique direct pour les écoles locales afin d’illustrer l’universalisme de la Résistance à travers des figures de proximité.

Où trouver des ressources officielles pour prolonger cette recherche historique ?

Pour aller plus loin, vous pouvez contacter l’association stéphanoise Le Grain, cheffe de file du projet. Il est également recommandé de consulter le portail national 80ans.defense.gouv.fr pour localiser d’autres événements labellisés dans la Loire ou de visiter le Mémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire pour consulter les archives spécifiques aux FTP-MOI de la région.

Source: Ville de Saint-Étienne

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