Le secteur touristique nîmois affiche une santé insolente en ce début d’année. Entre janvier et avril 2026, l’Office de tourisme de Nîmes a recensé 400 000 nuitées sur le territoire. Ce chiffre, issu de l’outil de mesure FluxVision basé sur les données de téléphonie mobile, place la cité gardoise sur une trajectoire identique à celle de l’année précédente, confirmant le succès des animations culturelles malgré un environnement économique mondial complexe.
L’essentiel en bref
- 400 000 nuitées comptabilisées sur les quatre premiers mois de 2026.
- Le tourisme génère désormais 12 % de l’économie locale.
- Répartition équilibrée entre clientèle française (50 %) et étrangère (50 %).
- Doublement des visites nocturnes pour répondre aux enjeux climatiques.
400 000 nuitées confirment la résilience du secteur nîmois
Cette performance s’inscrit dans un contexte de pressions inflationnistes sur les carburants et les billets d’avion. Pourtant, la fréquentation reste stable. La typologie des visiteurs révèle un équilibre parfait entre les touristes hexagonaux et les visiteurs internationaux. Cette mixité permet à la ville de compenser les fluctuations de certains marchés spécifiques.
Le poids du tourisme dans l’économie nîmoise dépasse désormais le seuil des 12 %. Pour Laurent Mespoulet, adjoint au Développement économique et au Tourisme, ces résultats valident une stratégie de croissance qualitative. L’objectif affiché est de défendre un modèle durable qui respecte l’identité locale tout en irriguant l’ensemble du tissu commercial de l’Agglo.
L’impact du calendrier événementiel sur le premier quadrimestre
Le dynamisme de ce début d’année repose largement sur une programmation culturelle et sportive dense. Le Festival flamenco, le Nîmes urban trail et les Journées romaines ont agi comme des moteurs de flux majeurs. Un indicateur précis illustre cette progression : l’événement Bastide UTS Nîmes.

| Indicateur de fréquentation | Printemps 2025 | Printemps 2026 |
|---|---|---|
| Nuitées Bastide UTS | 9 700 | 12 000 |
| Croissance spécifique | – | +23,7 % |
Ces données démontrent que les grands rendez-vous thématiques parviennent à capter une clientèle prête à séjourner plusieurs nuits, augmentant ainsi le panier moyen par visiteur.
Une stratégie d’adaptation face aux enjeux géopolitiques
Si les voyants sont au vert pour juin et début juillet, la direction de l’Office de tourisme reste vigilante. Xavier Labaune, directeur de l’OT, souligne que l’instabilité au Moyen-Orient impose de repenser les méthodes de prospection. L’enjeu est d’anticiper les changements de comportement des voyageurs internationaux pour maintenir la dynamique sur le mois d’août.
La ville mise sur une diversification de ses outils de communication pour toucher ces nouveaux profils. Un guide touristique exhaustif de 190 pages, tiré à 10 000 exemplaires, répertorie les 170 partenaires locaux. En parallèle, 82 000 plans “pocket” ont été mis à jour en huit langues pour faciliter l’itinérance des visiteurs étrangers.

Nouveautés 2026 : fraîcheur et immersion pour les visiteurs
Pour la période estivale, l’offre se renouvelle avec 133 visites programmées à Nîmes et 33 dans les communes de l’Agglomération. La principale évolution concerne l’adaptation aux fortes chaleurs : les visites “Nîmes au clair de lune”, débutant à 21 h, voient leur fréquence doubler cette saison.
L’offre technologique se renforce également avec le déploiement de circuits audioguidés sur les lieux emblématiques. Des “visites flash” quotidiennes permettront d’explorer une époque historique différente chaque jour, offrant une flexibilité accrue aux touristes de passage. Des excursions en autocar au départ de Nîmes complètent ce dispositif pour encourager la découverte de l’arrière-pays gardois.
Source: Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
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