2026-07-02
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Signalisation au sol pour vélos et piétons sur une piste cyclable urbaine.

À Angers, les trajets en deux-roues vont changer

À Angers, la circulation sur le plateau piétonnier va être resserrée pour les engins motorisés. À partir du 1er septembre 2026, les trottinettes électriques, vélos électriques, gyropodes et autres EDPM ne pourront plus y circuler en mode motorisé. En cas d’infraction, l’amende annoncée est de 150 euros.

La règle vise les aires piétonnes du centre-ville, déjà interdites aux motos et scooters thermiques depuis un arrêté municipal pris en avril 2022. Les usagers concernés pourront toujours traverser ces axes, mais à une condition simple : tenir leur engin à la main.

Le plateau piétonnier réservé aux marcheurs

La mesure s’appliquera à l’ensemble du plateau piétonnier d’Angers. L’objectif affiché par la Ville d’Angers est d’apaiser ces espaces très fréquentés, où se croisent habitants, clients des commerces, familles, livreurs et visiteurs.

Les EDPM sont directement visés. Cette catégorie comprend notamment les trottinettes électriques, mais aussi les gyropodes et plusieurs engins motorisés utilisés pour les déplacements courts. La Ville inclut également les vélos électriques dans le périmètre de l’interdiction sur ces axes piétons.

Pour les usagers, le changement principal tient donc au mode de déplacement autorisé : il ne s’agira plus de traverser le plateau en roulant avec une assistance motorisée, mais de descendre de l’engin dans la zone concernée.

Les usagers concernés dès le 1er septembre 2026

La nouvelle règle entrera en vigueur le 1er septembre 2026. Jusqu’à cette date, la Ville annonce une phase de pédagogie plutôt qu’une logique immédiate de sanction.

À Angers, les trajets en deux-roues vont changer

Ce qu’il faut retenir :

  • trottinettes électriques, vélos électriques, gyropodes et autres EDPM seront interdits en circulation sur le plateau piétonnier ;
  • les motos et scooters thermiques y sont déjà interdits depuis 2022 ;
  • l’engin pourra être tenu à la main pour emprunter les axes piétons ;
  • les vélos et trottinettes non motorisés devront circuler à la vitesse du pas ;
  • l’amende prévue pour une infraction à cette nouvelle règle est de 150 euros.

La période estivale doit servir à installer des panneaux d’information et une signalétique au sol. L’idée est de rendre la règle visible avant son application, notamment pour les personnes qui traversent régulièrement le centre-ville pour rejoindre un commerce, un arrêt de transport ou un lieu de travail.

Les exceptions autorisées dans la zone

L’interdiction ne signifie pas que les EDPM disparaissent totalement du plateau piétonnier. Les utilisateurs pourront passer par ces rues avec leur engin, à condition de ne pas rouler dessus et de le tenir en main.

Les vélos classiques et trottinettes non motorisées ne sont pas soumis au même interdit, mais leur usage reste encadré. La circulation doit se faire à l’allure du pas, afin de préserver la priorité des piétons dans ces espaces.

Cette distinction est importante pour éviter les mauvaises interprétations : le critère central est la motorisation de l’engin et la manière dont il est utilisé dans la zone piétonne. Rouler rapidement sur un trottoir reste par ailleurs une infraction au code de la route, avec une contravention de 4e classe pouvant atteindre 135 euros.

À Angers, les trajets en deux-roues vont changer

Une réponse aux vitesses et aux incivilités

La Ville d’Angers présente cette décision comme une adaptation à l’essor des mobilités électriques. Les trottinettes électriques participent aux déplacements moins dépendants de la voiture, mais leur usage dans les zones piétonnes peut créer des conflits avec les marcheurs lorsque la vitesse ou la trajectoire ne sont pas maîtrisées.

Anthony Lusson, adjoint au maire chargé de la Sécurité et de la Prévention, souligne que le développement de ces mobilités va de pair avec une hausse des comportements dangereux et des incivilités dans l’espace public. La municipalité dit vouloir protéger les piétons sans affaiblir l’attractivité commerciale du centre-ville.

Le conseil municipal du 29 juin a aussi validé une mesure visant les trottinettes électriques débridées, capables de dépasser la vitesse maximale autorisée de 25 km/h, ainsi que celles conduites sans assurance. En cas de contrôle, ces engins pourront être immobilisés et placés en fourrière.

Cette procédure s’appliquera à l’ensemble de la ville, pas seulement au plateau piétonnier. Les frais d’intervention seront facturés 130 euros aux propriétaires concernés.

Source: Ville d'Angers

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Camille Laurent

Camille Laurent

Auteur

Camille Laurent est une journaliste chevronnée basée à Angers, passionnée par l'évolution de son territoire. Forte d'une solide expérience dans le suivi des politiques municipales et de l'urbanisme, elle s'attache à décrypter les décisions locales pour les citoyens. Pour chronostand.fr, elle s'assure de la véracité des faits concernant la vie angevine, privilégiant une information transparente sur les projets communautaires, le développement durable et la vie associative locale

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