L’Office de Tourisme de Montpellier lance un nouveau circuit pédestre de deux heures dédié au quartier des Beaux-Arts. Ce faubourg, aujourd’hui prisé pour son ambiance bohème et ses terrasses ombragées, cache une trajectoire complexe marquée par l’artisanat médiéval et les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale.
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* Parcours historique de 2 heures en 10 étapes clés.
* Exploration des vestiges médiévaux et du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
* Focus sur les lieux de mémoire de la Résistance et de l’Occupation.
* Découverte de l’évolution industrielle, des tanneries aux anciens abattoirs.
Un carrefour historique entre pèlerinage et artisanat
Le point de départ se situe au pied du Corum, à l’emplacement de l’ancienne porte du Pila Saint-Gély. Ce site marquait l’entrée de la ville fortifiée du XIIIe siècle, où les pèlerins sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle faisaient halte à l’hôpital du Saint-Esprit. Un clou en laiton au sol témoigne encore de cet itinéraire séculaire emprunté par des milliers de marcheurs.

En bordure du Verdanson, la visite explore le passé méconnu de Montpellier lié à la faïence et à la tannerie. Avant Moustier ou Rouen, la ville s’imposa comme une place forte de la céramique. La maison Court, bâtie en 1880, conserve une terrasse supérieure autrefois utilisée pour le séchage des peaux, dernier vestige de l’activité des tanneurs et des blanquiers qui prospéraient sur les rives de l’affluent du Lez.
Le parc Camille Ernst et les stigmates de l’Occupation
Le parcours prend une dimension mémorielle lors de l’arrêt au parc Camille Ernst. Cet espace vert porte le nom du secrétaire général de la Préfecture de l’Hérault, arrêté en 1943 pour ses actes de résistance. Nommé « Juste parmi les Nations », il contribua au sauvetage de nombreux enfants juifs aux côtés de Sabine Zlatin et de l’Abbé Charles Prévost.

À quelques pas, la Villa des Rosiers et la Villa Saint-Antonin rappellent la présence de la Gestapo à partir de 1942. Ces demeures bourgeoises furent le théâtre d’interrogatoires et de tortures durant l’Occupation. Ce contraste entre la quiétude actuelle du parc et la violence du passé souligne la résilience du quartier.
De la culture ouvrière à la création artistique
La déambulation se poursuit vers la Cité Lunaret, où l’architecture varie entre maisons vigneronnes et façades Art déco. Ce mélange illustre la diversité du patrimoine architectural local qui caractérise ce « village » dans la ville. L’esplanade des Beaux-Arts évoque quant à elle l’époque des abattoirs municipaux, en activité de 1851 à 1984, qui ont forgé l’identité ouvrière et solidaire du secteur.

| Date de visite | Horaire |
|---|---|
| Lundi 11 mai | 15h00 |
| Samedi 23 mai | 15h00 |
| Mercredi 3 juin | 10h30 |
| Mercredi 24 juin | 10h30 |
La visite s’achève sous le grand micocoulier de la Maison pour tous Frédéric Chopin. Cet édifice a accueilli l’École des Beaux-Arts de 1984 à 1995, avant que l’institution ne rejoigne ses locaux actuels sous l’égide du MO.CO ESBA. Les réservations s’effectuent directement auprès de l’Office de Tourisme.
Source: En Commun – Montpellier
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