2026-07-02
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De la fumée s'échappe au-dessus d'immeubles résidentiels dans un centre-ville français.

À Montpellier, le risque feu impose de nouveaux réflexes

La période à risque pour les feux de forêt est officiellement ouverte depuis le 15 juin à Montpellier. Jusqu’à la fin de l’été, les habitants, les professionnels et les visiteurs sont appelés à limiter les comportements pouvant provoquer un départ de feu, surtout près des zones boisées, des friches et des espaces naturels.

La Ville de Montpellier rappelle que l’alerte doit être donnée immédiatement en cas de fumée suspecte ou de flammes : les Pompiers sont joignables au 112 ou au 18. Les consignes de secours priment ensuite sur toute autre initiative.

Les gestes à appliquer dès maintenant

Les mesures les plus utiles sont simples, mais elles doivent être respectées avant que le feu ne parte. Les habitants concernés par l’obligation légale de débroussaillement doivent s’assurer que leur terrain est entretenu, en particulier autour des bâtiments. Cette obligation vise à ralentir la propagation des flammes et à faciliter l’intervention des secours.

Dans les secteurs exposés, il faut aussi anticiper les premiers moyens d’action : accès à un point d’eau, matériel disponible, voies d’accès dégagées pour les véhicules de secours. Un portail bloqué, un chemin encombré ou une végétation trop dense peuvent faire perdre de précieuses minutes.

Les feux et barbecues sont à proscrire dans les zones boisées et jusqu’à 200 mètres de leurs abords durant la période très dangereuse, fixée du 16 juin au 30 septembre. Les travaux pouvant produire des étincelles doivent être reportés les jours de vigilance incendie, notamment lorsqu’un arrêté préfectoral limite l’usage de certains matériels dans les espaces exposés.

À Montpellier, le risque feu impose de nouveaux réflexes

En pratique pour les habitants et visiteurs

  • Vérifier chaque jour la vigilance incendie avant une sortie en garrigue ou dans un bois.
  • Reporter les promenades dans les massifs vulnérables lorsque le danger augmente.
  • Éviter tout barbecue, feu de camp ou brûlage près de la végétation.
  • Ne pas jeter de mégot, y compris depuis un véhicule.
  • Reporter les travaux avec meuleuse, disqueuse ou engin produisant des étincelles en période de risque.
  • S’inscrire à la Téléalerte de Montpellier pour recevoir les notifications liées aux risques majeurs.

Ces règles concernent autant les riverains que les personnes de passage. Le risque ne se limite pas aux grandes forêts : une friche, une pinède urbaine ou une végétation sèche près d’habitations peuvent suffire à propager rapidement un incendie.

Que faire si un feu démarre

En cas de départ de feu, la première action est d’appeler les Pompiers au 112 ou au 18. Il faut indiquer le plus précisément possible le lieu, la direction apparente du feu, la présence éventuelle d’habitations, de véhicules ou de personnes menacées.

Les consignes rappelées par la Ville sont claires : dégager les voies d’accès, fermer le gaz et l’électricité de son habitation si cela peut être fait sans danger, et ne jamais s’exposer aux flammes. Tenter d’éteindre seul un feu qui se propage peut mettre en danger les habitants et compliquer le travail des secours.

Les autorités demandent aussi de ne pas se rendre dans les massifs lorsque les conditions deviennent défavorables. Certains sites peuvent être rendus inaccessibles pour des raisons de sécurité, comme le zoo de Lunaret et ses abords, dont le bois de Montmaur et la réserve naturelle du Lez.

À Montpellier, le risque feu impose de nouveaux réflexes

Les zones sensibles autour de Montpellier

Montpellier et sa métropole comptent plusieurs secteurs vulnérables au nord de la ville : le parc zoologique, la réserve naturelle du Lez, le bois de Montmaur, Montferrier-sur-Lez, le plan des Quatre-Seigneurs, le parc Malbosc, le Château d’O, le lac des Garrigues et la pinède de la Paillade.

Le lieutenant-colonel Aurélien Manenc, responsable de l’équipe spécialisée en feux de forêt au SDIS 34, insiste sur un point : toute la métropole est concernée. Les espaces naturels, les friches et les autres zones de végétation peuvent aussi menacer les habitations si le vent et la chaleur favorisent la propagation.

La surveillance est renforcée pendant la saison. Des véhicules légers patrouillent quotidiennement dans les massifs forestiers. Lorsque les conditions se dégradent, des engins de lutte contre les feux de forêt peuvent être pré-positionnés près des zones sensibles. Le SDIS 34 utilise également des caméras installées sur des points hauts, couvrant une large partie du département, pour lever rapidement les doutes et engager les moyens nécessaires.

Les chiffres qui expliquent l’alerte locale

Selon les éléments communiqués par la Ville de Montpellier, 94 % des feux sont d’origine humaine. Un feu sur deux résulte d’une imprudence ou d’un comportement dangereux : chantier, activité agricole, mégot, barbecue ou feu de camp.

À Montpellier, le risque feu impose de nouveaux réflexes

En 2025, 49 feux ont été dénombrés sur le secteur de Montpellier, dont 40 pendant la période estivale, de juin à septembre inclus. Au total, 519 hectares de végétation ont brûlé l’an dernier, contre 378 hectares en 2024.

Le contexte régional reste marqué par l’incendie de Ribaute, dans le massif des Corbières, dans l’Aude, qui a ravagé plus de 11 300 hectares en 2025. Dans d’autres villes du sud, les mêmes règles de prudence conduisent déjà à des restrictions d’accès, comme lors des fermetures de massifs en cas de risque rouge.

« Nous devons rappeler à tous nos concitoyens et visiteurs les risques liés à l’emploi du feu ou aux travaux à proximité d’espaces naturels qui, avec le vent et la chaleur, peuvent rapidement générer des incendies importants », explique Aurélien Manenc.

Source: En Commun – Montpellier

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Marc Vasseur

Marc Vasseur

Auteur

Marc Vasseur est un journaliste passionné par l'actualité de Montpellier. Avec plus de dix ans d'expérience, il se concentre sur les décisions municipales et les initiatives citoyennes. Il vérifie rigoureusement ses sources pour offrir une information fiable sur la vie locale. Engagé pour l'intérêt public, Marc suit de près les projets urbains et sociaux qui transforment la métropole montpelliéraine pour chronostand.fr

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